La Holding : un outil stratégique au service du dirigeant et de son patrimoine

Lorsqu’un dirigeant développe son entreprise, ses préoccupations ne se limitent pas à la croissance de son activité. La question de la structuration de son patrimoine, de la transmission de son entreprise ou encore de la préparation de ses futurs projets personnels, devient progressivement un enjeu à part entière.

Dans ce contexte, la société holding peut constituer un véritable outil de stratégie patrimoniale. En permettant de détenir et de piloter des participations dans une ou plusieurs sociétés, elle offre au dirigeant de nouvelles possibilités pour organiser ses investissements, accompagner le développement de son groupe et, dans certaines situations, optimiser la gestion des flux financiers entre ses activités professionnelles et son patrimoine.

  • Effet de levier financier en optimisant l’aspect financier grâce au recours à l’emprunt en cas de refinancement à titre onéreux.
  • Effet de levier juridique en détenant le contrôle d’une filiale sans être majoritaire dans cette filiale : il suffit d’être majoritaire dans la holding.
  • Effet de levier fiscal puisque la remontée de dividendes est fiscalement optimisée grâce aux régimes de faveur, ce qui vous permet de maîtriser sur le long terme les flux de sortie des bénéfices distribuables des sociétés d’exploitation en les remontant dans la société Holding.
  • Effet de levier patrimonial, vous êtes libre par la suite de définir la stratégie à opérer une fois la remontée des bénéfices effective :
    soit réaliser une distribution de dividendes pour vos besoins personnels,
    soit conserver la trésorerie au sein de la société Holding et définir une stratégie de développement et de diversification de ses placements (capitalisation en interne).
  • Effet de levier pour la protection et la transmission future, la holding sera le véhicule adapté si vous souhaitez un jour intégrer vos héritiers et leur transmettre, sans se heurter au régime de l’indivision sur les biens, votre patrimoine de manière sécurisée, en vous permettant de conserver le contrôle.

Toutefois la création d’une holding ne doit pas être une solution systématique sans en avoir appréhendé son recours et fonctionnement.

Dans quelles situations la création d’une holding peut-elle être pertinente pour un dirigeant ?

Cas n°1 :

L’apport des parts de sa société à une société holding qu’il a créée pour l’occasion, lui permettra de placer sa plus-value en report d’imposition. Lorsque la holding vendra les parts de la société, la plus-value sera calculée entre le prix des parts au moment de l’apport (et non le prix d’origine à la création) et le prix de vente, ainsi elle sera largement minorée par l’opération intercalaire et la holding pourra réinvestir le capital dans une nouvelle activité économique.

Cas n°2 :

Chaque associé va pouvoir créer sa société holding personnel et les résultats de la société fille remonteront dans les sociétés mères, dans lesquelles chacun pourra administrer les flux comme bon lui semble.

A l’inverse, certaines situations sont moins propices au recours à la holding

Le dirigeant détient une seule société et n’a pas de projet de développement, d’acquisition ou de transmission.
Si l’objectif se limite à l’exploitation de son entreprise, l’interposition d’une holding peut apporter peu de valeur par rapport à sa complexité et son coût financier.

Également pour certains investissements, la holding ne sera pas forcément le véhicule adapté. Nous ne conseillerons pas au dirigeant qui souhaite acquérir sa résidence principale en mobilisant la trésorerie de sa société holding, que cette dernière procède à l’acquisition à sa place.

Les coûts de création et de fonctionnement d’une holding doivent être mis en perspective avec les bénéfices attendus.

La holding n’est donc ni une solution miracle ni une structure à écarter par principe ; c’est un outil qui prend son sens lorsqu’il répond à un objectif précis. Elle doit être intégrer à une stratégie globale.

Vos questions, nos réponses :

Que se passe-t-il si j’ai besoin de récupérer mon épargne ?

Oui, vous pouvez effectuer un retrait, appelé rachat, à tout moment. Vous pouvez choisir de retirer une partie de votre épargne ou la totalité du contrat. La fiscalité s’applique uniquement sur la part de gains comprise dans le montant retiré, et non sur l’ensemble de la somme. Le rachat peut donc être adapté à vos besoins ponctuels de liquidités, tout en conservant le solde de votre contrat.

Comment choisir la bonne répartition entre fonds en euros et unités de compte ?

Il n’existe pas de répartition universelle : elle dépend de votre horizon de placement, de vos objectifs, de votre situation patrimoniale et de votre sensibilité au risque. Plus votre horizon est long, plus il peut être pertinent d’envisager une diversification avec des unités de compte. À l’inverse, un projet à court terme peut justifier une allocation plus prudente. L’enjeu est de construire une allocation cohérente avec votre situation et de la faire évoluer lorsque celle-ci change.

Faut-il modifier son allocation lorsque les marchés baissent ?

Pas nécessairement. Une baisse des marchés peut faire partie du fonctionnement normal des supports investis en unités de compte. Modifier son allocation dans la précipitation peut conduire à vendre après une baisse et à cristalliser une moins-value. Il est généralement préférable de réévaluer son allocation au regard de son horizon de placement et de ses objectifs, plutôt que de réagir uniquement aux fluctuations de court terme.

Vous êtes dirigeant d’entreprise ? Nos experts patrimoniaux vous reçoivent à Vannes, Nantes, Saint Brieuc, Lorient et Paris pour analyser votre situation et sécuriser vos choix.